Conférence
Open Standards for Data Mesh
Dr. Simon Harrer, Co-Founder & CEO @ Entropy Data · 21 avril 2026
Dans cette conférence donnée au Data Mesh Belgium Meetup #7 de Louvain, je passe en revue les trois standards ouverts qui façonnent aujourd’hui la construction d’un Data Mesh : l’Open Data Contract Standard (ODCS), l’Open Data Product Standard (ODPS) et l’Open Semantic Interchange (OSI). Je montre comment ils s’articulent, où va l’outillage, et pourquoi l’un d’eux sera partout d’ici quatre ans.
Merci à Tom De Wolf (ACA) et Emma Houben (AE) pour l’invitation et l’accueil du meetup, ainsi qu’à la communauté BITOL pour les standards ouverts que nous construisons ensemble.
Q&A
Une sélection de questions posées par le public après la conférence.
Q: Si vous avez de nombreux Data Contracts issus de la même source et que vous devez maintenir et modifier les mêmes contrôles de qualité dans tous, comment faites-vous ?
La meilleure approche consiste à remonter le contrôle de qualité le plus en amont possible, au plus près du système source, pour attraper les erreurs tôt et éviter de rejouer les mêmes contrôles coûteux tout au long du graphe. Si ce n’est pas possible, une réponse est l’IA : avec des agents comme Claude Code, il devient assez peu coûteux de garder des contrôles cohérents entre contrats, et ce n’est pas aussi effronté que ça en a l’air. Au-delà, le motif que nous utilisons habituellement, c’est de relier le contrat à un modèle sémantique. Vous définissez order_id une seule fois, avec sa description, son type et son format (« commence par 053 »), et vous en héritez partout. Bonus : comme deux contrats pointent vers le même concept order_id, l’IA sait que ces tables peuvent être jointes. C’est la même chose, pas simplement quelque chose de similaire.
Q: Quel est le rapport entre OSI et DCAT ?
Aujourd’hui, aucun. DCAT vit dans le monde RDF et du web sémantique, comme vocabulaire de catalogue, inspiré des bibliothèques et des offres de jeux de données. Un groupe de travail d’OSI planche sur l’ajout de sémantique, avec des concepts et des propriétés, c’est-à-dire un graphe encodé en YAML, ce qui rapprochera les deux. Mais je ne crois pas qu’ils s’emboîteront jamais parfaitement. DCAT se compose naturellement en RDF avec d’autres vocabulaires, DPROD de l’OMG par exemple. Les formats YAML comme OSI sont plus stricts. Le choix du format a des conséquences.
Q: Vous avez parlé d’automatiser les transformations à partir du Data Contract. Avez-vous un exemple ? J’avais compris que le contrat ne portait pas la logique de transformation.
C’est exact : le contrat s’adresse au consommateur, pas à l’implémentation. Il porte quelques indices de transformation (d’où vient une colonne, une courte description), mais il reste volontairement limité. Vous pouvez toujours utiliser les propriétés personnalisées d’ODCS pour encoder ce dont vous avez besoin. Ce qui fonctionne très bien en pratique : donner à Claude Code les contrats d’entrée et de sortie, plus une skill du type « voilà comment nous construisons généralement un produit de données sur Databricks », et le laisser combler les trous. Ajoutez des liens sémantiques pointant vers les mêmes concepts d’un contrat à l’autre, et l’IA déduit aussi les jointures. Pour les détails de data lineage à l’exécution, c’est-à-dire le fonctionnement réel de la pipeline, utilisez les traces OpenLineage. C’est cela qui capture le lineage au niveau colonne, pas le contrat.